Enfant, j'ai été diagnostiqué comme souffrant de déficit
d'attention et hyperactivité, et j'ai vite dû prendre beaucoup de
médicaments. Je souffrais d'allergies à la poussière et aux
pollens, d'une constante agitation, de cauchemars violents,
d'engourdissement des mains et de différentes peurs et phobies. Je
suis aujourd'hui un homme de 46 ans avec derrière lui une vie
entière de maladie mentale. Ma mère devait toujours passer des
heures à m'aider pour mes devoirs scolaires, et grâce à elle, je me
suis bien débrouillé à l'école. Puis à l'âge de 18 ans, je
commençais une dépression pendant la semaine d'orientation pour
l'université. J'étais si accablé qu'il m'a fallu entamer un
traitement psychiatrique. J'ai fait le tour de nombreux psychiatres
et fus hospitalisé à plusieurs reprises. Avec les années j'ai eu
recours aussi bien à la psychiatrie traditionnelle qu'à des
médecines alternatives. À chaque fois qu'un nouveau médicament ou
une nouvelle thérapie aux vitamines se présentait, je l'essayai
avec beaucoup d'espoir. Pourtant, aucune ne m'apporta le résultat
que j'attendais, c'est-à-dire une humeur stable. Puis mon état
s'est détérioré au point que ma famille a eu peur d'être forcée de
me placer en institution spécialisée. C'est à ce moment que j'ai
commencé les traitements avec le Dr Devi. Dans les premiers mois,
je remarquais que, quel que soit le côté de la salle d'attente où
je m'asseyais, toutes les autres personnes choisissaient des sièges
à l'opposé de moi. À cause de la sévérité de mon état, nous devions
progresser lentement dans le rythme des traitements. J'avais des
difficultés particulièrement avec les produits chimiques contenus
dans les colorants artificiels, les additifs aromatiques, les
édulcorants, les préservateurs, les pesticides, les produits
détergents, etc. Après quelques mois, il m'arrivait d'avoir
occasionnellement une " bonne " journée, c'est-à-dire stable sur le
plan émotionnel. Puis lorsque je retournai à la clinique, les gens
commencèrent à choisir des sièges plus proches de moi. Le temps
passant, j'avançais dans la liste des allergènes à traiter, et les
bons jours finirent par être plus nombreux que les mauvais.
Aujourd'hui, après deux années de traitements, j'ai rarement une
journée " mauvaise " et, en tout cas, jamais au point de ne plus
pouvoir contenir mes émotions en public. Je prends désormais un
dosage minimal de médicaments et j'ai bon espoir de pouvoir m'en
passer tout à fait un jour. Je viens d'une famille de
professionnels de santé qui se montrent très coopérants et
s'impliquent dans mes traitements NAET, ce qui fut une des clés de
mon succès avec cette méthode. Je souhaite finalement affirmer
qu'après avoir vécu toute ma vie sous l'emprise de cette maladie
mentale, cela fait du bien d'enfin apercevoir de la lumière au bout
d'un si sombre tunnel.
John Mitchel, Fullerton, Californie